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Développement de l’usage du vélo : Le vélo ESS, plutôt que le VLS !

29 janvier 2013, par Julien Allaire, adminstrateur du Réseau Heureux Cyclage

jaime mon vélo

Les premiers résultats d’une enquête réalisée à la demande du Club des villes et territoires cyclables et de la Coordination interministérielle pour le développement de l’usage du vélo [1], montrent l’évidence : « Avoir son vélo personnel renforce l’utilisation, et une utilisation plus fréquente, du vélo ».

Ainsi, 70 % des personnes interrogées qui possèdent un vélo l’ont utilisé au cours des 12 derniers mois, dont 17 % au moins quelques jours par semaine.

Le rôle limité du Vélo en Libre-Service (VLS)

Après Lyon en 2005 et Paris en 2007, une trentaine de collectivités françaises s’est équipée d’un système de Vélos en Libre-Service. Certes, le développement de ces systèmes a permis de remettre sur selle certains usagers et par effet d’entraînement et de médiatisation redorer l’image du vélo auprès d’élus locaux réfractaires.

Mais, ces services montrent leurs limites et ce même dans les villes où ils sont très utilisés : d’une part ils sont uniquement développés dans les centres-villes, oubliant une large part de la population. D’autre part ils affichent des coûts exorbitants : entre 2 500 € et 4 000 € par an et par vélo, soit selon le degré d’utilisation, un coût de 1 à 2 € par déplacement non pas pour l’usager qui ne paye que son abonnement annuel mais pour les collectivités !


Contrairement à certaines idées reçues, le VLS n’a pas déclencher le renouveau de la pratique du vélo. Comme l’a souligné Frédéric Héran, économiste à l’université de Lille au cours d’un colloque consacré à ce sujet en septembre 2012 à Strasbourg : "Les enquêtes "ménages-déplacements" montrent que, dans les villes concernées, la hausse de la pratique du vélo a précédé de plusieurs années l’arrivée du service". [2]
Étant donnée la situation des finances publiques, le VLS ne devrait pas accompagner plus loin l’essor de l’usage du vélo. Certaines villes pourraient même, à l’image d’Aix-en-Provence, démonter leur système.

L’Économie Sociale et Solidaire (ESS) du vélo a de l’avenir

Ainsi, les budgets vélo des collectivités locales ont tout intérêt à s’orienter vers d’autres solutions et notamment le soutien à l’usage du vélo personnel. Cela passe notamment par un appui marqué aux services participatifs de réparation.

Depuis 2005, les structures de l’Économie Sociale et Solidaire développent des services d’auto-réparation adaptés aux besoins des cyclistes et complémentaires au travail des vélocistes : plus de 65 ateliers participatifs et solidaires ont vu le jour à travers la France ! [3]

Cette activité qui a vocation à permettre aux cyclistes de réparer eux-mêmes leur bicyclette répond à un besoin grandissant. En mettant en place une économie circulaire, locale et sobre en énergie, les ateliers vélo sont de surcroît, créateurs de richesses. En quelques années, une cinquantaine d’emplois ont été créés dans les ateliers vélo du réseau L’Heureux Cyclage.

Étant donné le niveau d’autofinancement de ces structures d’innovation sociale, l’investissement des collectivités locales dans cette activité s’avère particulièrement efficace et rentable.

Pour contacter le réseau : 

Julien ALLAIRE, administrateur du réseau

par courriel

par téléphone : 06 37 95 83 85

Notes

[1] Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Énergie

[2] « Le Vélib’ et ses avatars n’ont pas détrôné l’auto », Le Monde du 06 09 2012

[3] Voir le panorama 2011 des ateliers vélo participatifs et solidaires de L’Heureux Cyclage.

 

 

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