24 rue Moustier
13001 Marseille
09 54 58 88 77

Horaires d'ouverture

Lundi : 18h15 - 21h00
Mardi : 17h30 - 21h00
Mercredi : 17h30 - 21h00
Jeudi : 18h00 - 19h30
Vendredi : 18h00 -21h00
Samedi : 11h00 - 19h30
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Retour sur la Fête du Vélo 2018

DSCN2461 webLe dimanche 3 juin dernier, le collectif Vélos en Ville organisait la désormais traditionnelle Fête du Vélo à Marseille, cet événement festif et populaire qui permet aux cyclistes marseillais de faire entendre leur voix dans un espace public encore trop hostile et non-adapté à la pratique du vélo.
 
Si l’aménagement récent de la rue Thiers est encourageant, il nous en faudrait un peu – beaucoup – plus pour obtenir satisfaction…
 

Lire la suite : Retour sur la Fête du Vélo 2018

Fête du vélo 2018

Manif-FDV-2018-2Marseille, lanterne rouge du vélo en France !
 
Qu'à cela ne tienne ! La Fête du Vélo 2018 aura bien lieu !

✸ Au programme ✸

10h30 - 12h30 : Manifestation revendicatrice et festive au départ des Réformés

14h à 17h30 : Village vélo sur la plage du Prado (Sur votre droite quand vous faîtes face au David et à la mer)
♫ Fanfare toute l'après-midi

Un CONCOURS de vélos et de cyclistes déguisés ! (voir détails dans le fil de discussion de l'événement)

et aussi ...

◦ Un stand Vélos en Ville
◦ Un stand Aménagements Cyclables
◦ Des vélos-bizarres
◦ Des animations enfants et vélo-blender
◦ De la magie, avec Kamika
◦ Des origamis
◦ Une buvette participative
◦ Un Atelier réparation
◦ Un stand décoration de t-shirts

On vous annonce la suite bientôt, n'oubliez pas vos maillots !
 
Vous voulez nous aider à organiser et encadrer la Fête du Vélo ? Devenez bénévole en contactant le collectif par mail, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone au 09 54 58 88 77
 

Communiqué de Presse - Fête du Vélo 2018

Le 3 juin, c’est la fête du vélo en France mais c’est aussi devenu la journée mondiale du vélo déclarée par l’ONU. Alors que partout dans le monde, de Melbourne à Bogotá en passant par Portland, les villes développent les infrastructures et les services pour les cyclistes quotidiens, qu’est-il prévu à Marseille ? Et tout d’abord quelle est la situation actuelle ?
 

Une situation calamiteuse

Marseille a largement été récompensée par son inaction : clou rouillé de la fédération des usagers de la bicyclette en 2013 elle se retrouve en 2018,  dans le baromètre de la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette), dernière des 11 plus grandes villes de France. Mais si on regarde plus finement encore elle est également dernière des 40 plus grandes villes de France. Elle est même dernière des 316 villes de France continentale analysées en ce qui concerne, la question qui les résume toutes :  "En résumé les conditions pour le vélo sont bonnes".

De plus, la part modale vélo est ridiculement faible pour une grand ville (INSEE 2017) avec 1,5 % des déplacements (35eme ville sur 41).

Avec ces 70 km d’aménagements cyclables totalement discontinus  et très mal réalisés, Marseille est la ville la moins équipées de France.

Marseille est également :
  • La ville la plus embouteillée de France et deuxième ville d’Europe après Varsovie, résultat de sa politique du tout voiture.
  • La ville le plus polluée de France en maximales et en moyenne.
  • La ville titulaire du plus grand nombre procès perdus au tribunal administratif pour non respect de l’article L228-2 du code de l’environnement qui stipule que des itinéraires cyclables doivent être réalisés à l’occasion de la création ou de la rénovation de voirie.
Point non-plus de zone à circulation restreinte (ZCR) ou de vignette Crit’Air pourtant en place à Paris, Grenoble et  Lyon et planifiées pour 2020 par 19 autres villes.


Qu’est il prévu pour remédier à la situation ?

La planification se résume à deux documents.

Le premier, le Plan de Déplacement Urbain (PDU) adopté en 2013 fixe bien une pseudo feuille de route avec 220 millions d’euros de dépenses pour les infrastructures  dont 150 pour la période 2013-2018. Mais combien ont réellement été dépensé et pourquoi ? Théoriquement, avec cette somme on aurait du voir apparaître 21 428 km de bandes cyclables ! On en conclura donc que le PDU ne sert pas à grand-chose.

Le deuxième document est l’agenda (métropolitain) de la mobilité, mais là encore rien de ce qu’il contient n’a encore été mis en place et on se demande encore où sont passés nos 350 millions d’euros pour le vélo.

Nous réclamons

Dans la situation où est Marseille, l’inaction des pouvoirs publics et l’absence  de stratégie est inacceptable.

Nous réclamons :

  • A la ville de Marseille, de soutenir toutes les actions en faveur du vélo (événementiels, atelier vélo, équipements municipaux, etc.) ;
  • Aux pouvoirs de police, de faire respecter les aménagements cyclables et les trottoirs, de jour comme de nuit.
  • A la métropole de Aix-Marseille-Provence, la réalisation d’un véritable plan vélo avec des objectifs ambitieux, une équipe, un budget conséquent qui soit dépensé et un élu dédié ;
  • A la préfecture, de prendre de véritables mesures pour lutter contre la pollution et de rappeler aux collectivités qu’elles sont soumises au respect de la loi, à commencer par l’article L228-2 du code de l’environnement ;
  • Au conseil départemental, d’aménager les routes départementales afin de sécuriser la pratique du vélo et de rappeler aux automobilistes leur devoir de respect du code de la route ;
  • Au conseil régional, d’accompagner les collectivités dans la réalisation d’infrastructures et de services, de développer des offres de trains adaptés pour les cyclistes quotidiens et pour le tourisme ainsi qu’équiper toutes les gares de stationnements sécurisés pour les vélos ;
  • A l’état, de continuer à élaborer des lois qui contraignent les pouvoirs publics à passer à l’action ;
  • Au ministère public, de sanctionner fermement les manquements à la loi des collectivités, les comportements dangereux des automobilistes et toutes les violences infligées aux cyclistes ;

Nous, les 13 000 cyclistes quotidiens marseillais réclamons un droit à la ville et à la mobilité.