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Blancarde : la maire du 4/5 et la métropole violent encore une fois la loi.

blancarde1Oui vous avez bien entendu. En 2020 et malgré sept procès au tribunal administratif (tous gagnés par votre association) pour non-respect de l’article L228-2 du code de l’environnement, la métropole et la mairie de secteur tente de battre leur propre record mondial pour violation de cette loi. Mais attention, cette fois-ci ce sera avec panache ! En mettant la barre haute à l’absurdité ! Décodage.

Le Collectif Vélos en Ville a poursuivi, à regret, plusieurs fois, l’ancienne communauté urbaine MPM puis la métropole pour non-respect de la LAURE, dont vous avez un descriptif ici. Cela a donné lieu, dans le passé, a plusieurs condamnations systématiques, comme vous pouvez le lire ici par exemple.

Le problème est que, dans ce cas de figure, le Collectif Vélos en Ville doit attaquer la métropole au tribunal administratif pour refus de faire un aménagement cyclable. Mais bien souvent et c’est là que l’on mesure l’absurdité de la chose, ce n’est pas la volonté initiale de la métropole d’enfreindre cette loi mais bien celle de la mairie, le plus souvent celle de secteur.

Le Collectif Vélos en Ville, au fait des pratiques officieuses de la ville vis-à-vis de la métropole, avait donc anticipé les travaux de l’avenue de la Blancarde grâce au travail des bénévoles de l’association qui scrute les travaux à venir ou en cours. Tout comme il l’avait fait récemment dans le même secteur pour la rue (in)Curie.

L’association était donc intervenue deux fois en 2018 auprès de la métropole pour s’assurer qu’une piste cyclable serait bien aménagée sur le boulevard de la Blancarde et que (entre autre) l’article L228-2 du code de l’environnement serait respecté. Il avait alors eu confirmation de la métropole (au bout de la deuxième lettre avec A/R), le 23 novembre 2018 par courrier du directeur de la voirie.

A priori donc, il n’y avait plus de raison de s’inquiéter.
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Puis le 6 février 2020, alerte des riverains et des bénévoles de l’association : par des ouï-dire, on aurait compris que la mairie de secteur serait intervenue pour faire supprimer la piste cyclable prévue par la métropole afin d’aménager quatre places de parking automobiles quitte à mettre en danger la vie des cyclistes sur un axe très fréquenté. Chapeau l’artiste !

Pire encore, ils aménagent des places de parking automobiles là où ils n’y en avaient pas avant ! Marseille, Champion du monde !

Pire encore, le boulevard de la Blancarde, constitue un tronçon de la ligne 6 – Est du plan vélo voté par cette même métropole ! Marseille, à jamais les derniers !

Pire encore, le projet de Plan de Déplacement Urbain (PDU) approuvé en décembre 2019 rappelle que « la continuité des aménagements ainsi que le traitement des points durs seront la priorité pour les rendre structurants ».

Pire encore, il y a également violation de la loi du 11 février 2005 sur l’accessibilité des personnes à mobilité réduite puisque ces places de stationnements automobile engendre des trottoirs minuscules de 1m alors qu’ils doivent faire au minimum 1,40 mètre libre de mobilier ou de tout autre obstacle éventuel. Quel panache !
 
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Encore une fois donc, nous sommes dans une situation où la métropole a prévue initialement de respecter la loi, en aménageant la voirie avec des aménagements cyclables et où la mairie de secteur intervient - alors qu’elle n’en a pas la compétence - pour faire aménager des places de parking automobile à la place. Encore une fois, un bel exemple de clientélisme à la marseillaise.
 
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Et c’est là que vous allez nous dire : « oui mais si la mairie n’a pas le droit d’intervenir, comment se fait-il que la métropole accepte ? » Il faut savoir que la métropole a en effet la compétence de l’aménagement de la voirie, que la ville de Marseille n’a donc pas, mais qu’il a été passé un accord tacite au moment de la constitution de la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole où les maires des communes, y compris les maires de secteurs resteraient toujours décisionnaires de ce qu’ils se passent sur leur territoire, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur pour ces maires, c’est de ne pas pouvoir être attaquer directement pour non-respect de la loi. Le pire c’est pour nous.

C’est pour cela que votre association a organisé une action de rue, le jeudi 13 février à 18h00 au boulevard de la Blancarde, relayée par les médias locaux afin de dénoncer cet état de fait, en demandant à la mairie de secteur de faire cesser ces travaux illégaux. Chose que la mairie de secteur n’a pas fait. C’est d’ailleurs le silence radio de leur part depuis cette dénonciation.

blancarde6Ce jeudi 13 février c’est également le jour, où votre association a déposé un recours gracieux auprès la métropole pour non-respect de l’article  L. 228-2 du code de l’environnement et de la loi n°2005-102 du 11 février 2005 et de son arrêté d’application  du 15 janvier 2007, alinéa n°3.

À partir de cette date, la métropole a deux mois pour répondre. Se présentent alors trois possibilités :
- soit elle prend acte du non-respect des lois et arrêtent les travaux, pour les faire modifier ;
- soit-elle ne répond pas, ce qui constitue un refus implicite ;
- soit elle refuse (explicitement) de prendre acte, et s’ensuit un recours au tribunal administratif par votre association pour refus du respect des lois ;


Et pendant ce temps-là l'opération « suppression progressive des piétons et vélos » continue sur le boulevard de la Blancarde et ce sont nos impôts qui payent le clientélisme de la mairie de secteur et ses nouvelles places de parking automobile illégales.