24 rue Moustier
13001 Marseille
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
09 54 58 88 77

Permanences de l'atelier :

Lundi 5 : 18h-21h
Mardi 6 : Mixité choisie sans hommes cisgenre - 18h30-21h
Mercredi 7 : 18h30-21h
Jeudi 8 : 17h15-19h
Vendredi 9 : 18h-20h30
 

Newsletter




La commission Aménagements Cyclables
 
Pour que la prise en compte des cyclistes dans l'espace public marseillais soit une réalité, le Collectif Vélos en Ville veille et agit !

La commission « Aménagements cyclables » travaille pour la prise en compte des intérêts des cyclistes dans l’espace public marseillais, c’est-à-dire, le vôtre, et donc le nôtre.
Pour cela, la commission porte une parole citoyenne et cycliste dans les lieux de concertation et de débat.
 
Rôle   du·de   la   bénévole   :   
Le·la  bénévole  doit  avoir  envie  de participer  à  la création et l’amélioration  des  aménagements  cyclables.  Pour cela, il·elle peut être amené·e à identifier, illustrer, décrire des problèmes, mais aussi à réfléchir à des solutions, monter un dossier et le défendre auprès des élu·e·s  locaux·ales. Au sein de la commission, les bénévoles sont réparti·e·s en sous-équipes par secteurs d’arrondissements.
 
Nous nous réunissons chaque mois, tous les 1er jeudis du mois, à 18h00 au local, 24 rue Moustier 13001 Marseille
Vous êtes les bienvenus !
 
Les responsables de la commission :
Katja Henze
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
06 28 25 33 08
 
Christophe Monnier
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
06 30 44 32 08

 

Les personnes sans qui la commission n'existerait pas :

Stéphane Gilbert - Edited Gérard - Edited Mathilde V2
Stéphane Gilbert Gérard Mathilde
François Stéphane PortratKatja 
François Stéphane  Katja

Ne pas confondre vitesse et précipitation

ville-a-30-arles-dec-2010Le Collectif Vélos en Ville, de Marseille, était représenté en nombre lors de la journée de débats et d'échanges organisée le 2 décembre à Arles par l'association Rue de l'Avenir sur le thème de «La ville à 30». Pas moins de trois administrateurs, Sam Cohen, Serge Lourie et Michel Fornairon avaient fait le déplacement.
En revanche, aucun élu Marseillais n'était présent à cette journée et seul un technicien de l' Agam, dont le président est l'adjoint à l'urbanisme Claude Valette, assurait le service minimum. Il faut donc croire que le thème des déplacements et de son lien avec les aménagements et la qualité de la ville n'est toujours pas au coeur des préoccupations des édiles marseillais. Il est vrai qu'étaient surtout présents des élus de villes petites ou moyennes de la région: Nîmes, Cagnes sur mer, Arles, Avignon, Salon...
 
Il n'était pourtant pas inintéressant d'entendre ces élus exposer leurs interrogations et leurs expériences. Ainsi cette élue de Castelnau-le-lez près de Montpellier qui cherchait à connaître les « trucs» pour convaincre riverains et commerçants de l'intérêt des réaménagements réduisant la place et la vitesse de la voiture. A quoi le maire de Cagnes-sur-mer qui, lui, entre autres, a su imposer aux techniciens et convaincre ses administrés de la possibilité de transformer une autoroute littorale, une sorte de corniche quoi... en boulevard urbain, répondait volonté politique et travail de conviction. C'était aussi, en substance le contenu de l'intervention du représentant de la mairie de Paris qui expliquait les difficultés qu'ils ont souvent rencontrées lors de la mise en place des double-sens cyclables dans 65 quartiers de Paris. A Paris aussi, comme à Marseille, les maires d'arrondissement ont en effet la facheuse tendance à préférer la place de stationnement automobile de leur riverain-électeur plutôt que l'aménagement cyclable. Au vu des résultats, il semble bien qu'en terme de volonté politique le match soit gagné haut-la-main par les parisiens.
Quant au coeur des débats de ces journées, il portait sur l'évolution vers « La ville à 30 ». Une évolution que de nombreuses villes européennes et françaises ( Lorient, Chambéry...) ont désormais engagée. Pour faire simple, il s'agit d'inverser la logique actuelle: une ville à 50 avec des îlots en zones 30 - à Marseille on dit zones pacifiées, semi-piétonnes... - pour passer à une ville où la norme est le moins de 30 km/h, dans laquelle seuls quelques axes choisis conservent une fonction circulatoire prépondérante et une limitation à moins de 50 km/h. Autre aspect non négligeable en ces temps de restrictions budgétaires, une généralisation à l'ensemble de la ville des zones 30 ou de rencontre réduit les besoins d'aménagements lourds. Pas besoin de "semi-piétonniser" toutes les rues, c'est déjà fait. En effet, à l'exemple des noyaux villageois ou des quartiers du centre ville de Marseille, la plupart des rues des centres des villes françaises sont déjà aux normes du moins de 30 km/h plutôt que du 50 km/h. Encore plus pragmatique, le traitement de quartiers entiers plutôt que de quelques rues disséminées permet de réduire les besoins en signalisation et en panneaux en privilégiant le traitement des portes d'entrées à la zone.
 
Sur le fond, à travers les interventions et les points de vue croisés de sociologues, urbanistes et techniciens de terrain est apparue lors de cette journée la nécessité, a posteriori évidente, de réduire en ville la vitesse automobile à moins de 30 km/h. « La ville à 30 », c'est en réalité la ville qui redonne sa place à l'humain, au piéton... et au cycliste.
MF

Magique ?

img 2567Des courriers avaient été envoyés, sans réponse. Des rencontres avaient eu lieu, sans effet...  Nous demandions pourtant tout bêtement une meilleure signalisation du nouveau double-sens cyclable mis en place rue Fontange, que personne ne connaissait ni ne voyait, et une communication plus forte sur le fonctionnement de la Zone de Rencontre.
 
Et puis ce samedi 27 novembre, rue Fontange, s'est tenu un rassemblement du Comité d’Intérêt de Quartier et du Collectif Vélos en Ville : une opération de communication avec le concours de bénévoles, une mise en scène de la rue et des logos pirates au sol, la presse au rendez-vous, des élus et les flash des photographes... Résultat: le jeudi suivant étaient tracés au sol les logos cyclistes tant attendus.
Il ne nous reste donc plus qu'à faire la même chose pour les 1250 kilomètres de voirie marseillaise pas ou mal équipés.
On commence par quoi? Le boulevard de Paris, la Corniche, le boulevard Baille, le boulevard Michelet, la rue Thiers, la rue de Lyon... le vieux port?!

Quand le tram oublie le vélo.

Quelle chance on a, à Marseille!
Le même jour, samedi 27 mars, se déroulait sur le Prado, le Carnaval de Marseille et du coté de la Joliette, à Arenc plus précisément, l'inauguration d'une station de tramway, déguisée en pôle multimodal.
Comme les adhérents du Collectif Vélos en Ville ne peuvent résister à l'appel de la fête et de la mascarade, nous avons participé aux deux évènements. 
A Arenc, dans la continuité de la politique d’aménagements dits «multimodaux» (gare saint Charles, gare de la Blancarde…), «pacificateurs» (Canebière, rue de la République…), voire même «durables» de ces dernières années à Marseille, les aménagements du terminus du tramway d’Arenc ont eux aussi «oublié» les cyclistes. 
Pour les salariés du secteur, comme pour les habitants du quartier, l’arrivée de ce terminus aurait du pourtant être l’occasion de favoriser, de façon complémentaire au transport collectif, les déplacements en modes doux ou actifs dans son environnement proche. Or, au contraire de la circulation automobile, l’accès à vélo vers cette station n’a été ni favorisé, ni organisé, ni pensé.
Ainsi, rien n’y est sérieusement prévu pour assurer un stationnement des vélos de longue durée. En effet, pas plus que quelques coups de peinture sur le trottoir ne font une piste cyclable, quelques arceaux en galvanisé ne remplaceront jamais un parc vélo sécurisé, adapté à un terminus de tramway. D’autant que, perdus au milieu d’un océan de bitume et de chaussées à deux ou trois voies et à sens unique, ces quelques appuis vélos et motos auront bien du mal à attirer les cyclistes.
De fait, en totale contradiction avec la loi(1) et les orientations du Plan de Déplacement Urbain de Marseille toute la voirie menant à cette station est intégralement dédiée à la circulation automobile et y interdit par conséquent la possibilité de déplacements à vélo sécurisés et confortables. En fin de compte, cette station de tramway, qui sera pourtant une des portes d’entrée du futur quartier Euroméditerranée 2, en augure finalement bien mal la «verditure» annoncée.
 
(1) Art 228-2 du Code de l’Environnement:
A l'occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l'exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d'aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation.
 

Pour un Code de la Rue à Marseille et en France

code la rueCinq associations : la FUBicy – Fédération française des usagers de la bicyclette, dont fait partie le Collectif Vélos en Ville, le Club des villes et territoires cyclables, dont ne fait toujours pas partie Marseille, Droits du Piéton, la Ligue contre la violence routière et Rue de l’Avenir, interpellent le Gouvernement pour une mise en œuvre effective et urgente du Code de la Rue en France.
Le 31 mars, lors d’une conférence de presse, elles ont présenté une déclaration rappelant l'urgence de sa mise en oeuvre et vont œuvrer activement pour des « villes à 30 ».
Pour les néophytes, et ils sont nombreux à Marseille, même aux plus hauts niveaux, le Code la Rue est une démarche de modernisation du Code de la Route français. A l'instar de ce qui existe déja depuis plusieurs années en Belgique, il s'agit de changer la logique des aménagements de l'espace public et en particulier de la voirie urbaine. Celle-ci  n'est plus uniquement considérée comme un espace de circulation automobile, une route, mais conçue aussi comme un espace de vie, de rencontres et de déplacements pour d'autres modes, tout particulièrement pour la marche à pied et le vélo.
Il s'agit alors pour l'aménageur de concevoir des espaces qui, en fonction du contexte plus ou moins urbain, favorisent les déplacements à pied et à vélo et régulent, limitent ou empêchent la pression des modes de déplacements motorisés, tant en termes d'occupation de l'espace qu'en dangerosité, liée à la vitesse. Un certain nombre d'outils ont été élaborés, aires piétonnes, zones de rencontres, zones 30... qu'il s'agit désormais de généraliser dans nos villes et à Marseille, de façon urgente.
Si vous voulez en savoir plus, le Collectif organise le mardi 20 avril une conférence-débat sur ce sujet à la Maison de quartier Sénac.